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Favoriser la conciliation travail‑famille

Analyse

Parmi les participantes à cette étude, 78 % sont mères de famille en couple et 14 % sont mères monoparentales.

La relève agricole féminine est appelée à jongler quotidiennement avec les responsabilités découlant du double rôle d’entrepreneure et de mère, dès lors qu’une vie de famille est envisagée. Si celles qui désirent devenir mères appréhendent cette étape de leur vie, celles qui ont des enfants font des pieds et des mains pour réussir la conciliation entre leurs activités professionnelles et familiales. Que ce soit en raison des risques liés au travail agricole pendant la grossesse, de la planification financière d’un congé de maternité et d’un congé parental ou même de la date d’accouchement, préférable en hiver pour ne pas hypothéquer le travail lors de la haute saison.

Autant de préoccupations que les jeunes agricultrices portent avant, pendant et après la grossesse. Dans les faits, les retraits préventifs et la prise de semaines de prestations de maternité et parentales représentent un tour de force.

L’analyse des propos sur la répartition des tâches domestiques et des soins aux enfants dans leur couple permet de constater que les agricultrices ont généralement la responsabilité mentale et concrète. Les conjoints ne sont pas absents.

Cependant, les femmes portent le fardeau invisible de la charge mentale et les conjoints apportent leur aide, souvent à la demande.

S’il est légitime de vouloir promouvoir l’engagement des femmes dans la gouvernance en agriculture, l’engagement des agricultrices demeure relativement faible dans les structures syndicales et professionnelles. En partie en raison de leur manque de temps et des responsabilités familiales qui leur incombent majoritairement.

Le discours des participantes à l’étude témoigne de la double vie qu’elles mènent : elles assument la responsabilité de cheffe d’exploitation tout en s’assurant de la bonne marche du foyer et de la famille. Pour le Conseil, l’introduction de mesures favorables à l’articulation d’activités professionnelles et familiales ainsi que la révision de certains programmes de remplacement du revenu faciliteraient et favoriseraient l’engagement des entrepreneures agricoles qui souhaitent s’impliquer.