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Emploi : pertes plus lourdes
et reprise plus lente chez les femmes

L’Enquête sur la population active de juin 2020 révèle que, dès l’arrêt de l’activité économique dû à la COVID-19, les femmes ont été plus durement touchées que les hommes par les pertes d’emplois au Québec. En outre, au début de la reprise en mai, la hausse de l’emploi a été deux fois plus rapide chez les hommes que chez les femmes.

Publié : 23 juillet 2020

Avec l’assouplissement graduel des restrictions liées à la pandémie, le nombre de personnes au travail a augmenté en juin au Québec, mais la croissance continue d’être plus lente pour les femmes (+ 8,8 %) que pour les hommes (+ 9,6 %). Compte tenu des augmentations observées en mai, l’emploi des femmes se situe à 91 % des niveaux antérieurs à la COVID-19, comparativement à 93 % pour les hommes. Au Canada, le niveau atteint par les femmes est de 89 % par rapport à 92 % pour les hommes.

Au Québec, en juin, le taux de chômage des femmes de 25 ans et plus était plus élevé que celui des hommes (9,3 % contre 8,3 %), alors que la tendance inverse était observée avant la crise (taux de chômage de 3,8 % pour les femmes et de 4,4 % pour les hommes).

D’importants défis pour les travailleuses faiblement rémunérées et pour les mères

Le bouleversement subi par le marché du travail à la suite de la crise économique liée à la pandémie a eu des répercussions inégales sur différents groupes au Canada. En mars et en , les pertes d’emplois ont été plus fortes chez les jeunes, les femmes ainsi que le personnel faiblement rémunéré. Les données de Statistique Canada de mai et de juin indiquent que le retour sur le marché du travail pourrait être plus long pour ces groupes que pour les autres. En outre, la reprise de l’emploi est particulièrement lente chez les mères ayant des enfants d’âge scolaire.

Le nombre de parents seuls qui sont sans emploi a diminué en au Canada (– 11,9 %) mais cette reprise du travail a profité essentiellement aux hommes chefs de famille monoparentale.

Enfin, la crise économique a affecté plus durement les personnes qui occupent un travail à bas salaire, en particulier les femmes. En , le niveau d’emploi des travailleuses canadiennes faiblement rémunérées a atteint 75 % de celui observé en février, avant la crise, tandis que chez les hommes, il s’élève à 85 %.

Ce contenu a été préparé par Marie-Hélène Provençal du Conseil du statut de la femme.

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