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La santé mentale des adolescentes mise à rude épreuve pendant la pandémie

Des études récentes semblent indiquer qu’une adolescente sur deux présente des symptômes dépressifs pendant la pandémie.

Publié le 25 mars 2022

Menée chaque année auprès d’élèves de la 1re à la 5e secondaire de trois régions sociosanitaires du Québec, l’étude COMPASS-Québec révèle qu’en 2021, 51 % des filles présentaient des symptômes dépressifs significatifs au cours des deux dernières semaines, contre 25 % des garçons (figure 1).

La hausse observée entre 2019 et 2021 est aussi nettement plus marquée chez les filles que chez les garçons. Ainsi, la proportion de filles présentant des symptômes dépressifs significatifs a bondi de 10 points de pourcentage entre 2019 et 2021 (de 41 % à 51 %), tandis que les garçons affichaient une augmentation de 4 points de pourcentage (de 21 % à 25 %).

Figure 1

Proportion des élèves de la 1re à la 5e secondaire présentant des symptômes dépressifs significatifs

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Source : Giroux et al. (2021).

Des résultats similaires ressortent d’une étude réalisée en janvier 2022 par l’Université de Sherbrooke et les directions de santé publique de quatre autres régions sociosanitaires. Ainsi, plus de la moitié des adolescentes présentait des symptômes d’anxiété ou de dépression allant de modérés à sévères au cours des deux dernières semaines, comparativement au quart des adolescents (56 % c. 25 %).

Cette étude montre également que les filles étaient proportionnellement plus nombreuses que les garçons à percevoir leur santé mentale comme étant passable ou mauvaise (34 % c. 14 %) et à avoir pensé qu’elles seraient mieux mortes ou à se blesser au cours des deux dernières semaines (35 % c. 16 %). En outre, les jeunes présentant une autre identité de genre que garçon ou fille affichaient des proportions plus élevées pour chacun de ces trois indicateurs, soit respectivement 78 %, 73 % et 66 %.

Lire aussi : Augmentation des comportements suicidaires chez les adolescentes et les jeunes femmes

Ce contenu a été préparé par Catherine Lefrançois du Conseil du statut de la femme.